Des domaines historiques à restaurer

chateau

La restauration d’un château demande beaucoup d’argent, de travail et de mains d’œuvre ainsi que des outils comme une rainureuse béton. C’est pourquoi il est évident que cette péripétie n’est pas à la portée de tous.

Une passion onéreuse

Avec plus d’une trentaine de milliers de châteaux recensés en France, un grand nombre d’entre eux tombent en ruine et requièrent d’importantes rénovations, une activité tout simplement onéreuse et difficile à mettre en avant sans un budget adapté et quelques millions d’Euros de subventions. Pour amortir le choc des dépenses, les passionnés qui se sont lancés dans cette aventure à haut risque transforment ces héritages historiques en hôtel ou en musée. Parfois, ils réussissent, mais généralement c’est la catastrophe financière.

Des réussites ou des ruines

chateau de penne

En exemple, l’architecte Axel Letellier a obtenu son succès avec le château de Penne, au Tarn, acheté à 100 000 €, en 2007. Le Toulousain voulait en faire un centre de culture et d’interprétation du temps du Moyen Âge. En total, les travaux lui auront coûté pas moins de 1 million d’euros tout ronds. S’il a réussi à être financé à 60 %, donc 600 000 € en contributions, le reste représente tout de même ses propres dépenses. Toutefois, le château de Penne est une réussite avec plus de 15 000 visiteurs par an.

Pour les domaines en déshérence, les communautés se mobilisent d’elles-mêmes pour les sauver. La commune de Bonrepos-Riquet en Haute-Garonne s’est engagée, non sans difficultés, à la fin de 2007, à un endettement sur une trentaine d’années pour sauvegarder la demeure de Pierre-Paul Riquet. Il aura coûté plus de 1,5 million d’Euros en achat.
Mais on ne succède pas toujours dans cet acte de préservation. Les propriétaires d’Esclignac à Monfort en Gers, les jumeaux Igor et Grichka Bogdanoff, sont décriés par les villageois lorsque les frères tentent d’enrôler l’aide de ces derniers dans la remise à neuf de leur propriété nécessitant de nombreux travaux importants s’élevant à plus de 20 millions d’Euros. Il est aisé en effet d’oublier qu’être châtelain ne signifie pas être plus avantagé que d’autres financièrement.

Besoin d’une aide salutaire

L’association « Adopte un château » offre ainsi leur assistance afin de sauvegarder les quelques vingtaines de châteaux dans la liste des milliers et plus déjà dénombrés. Leur stratégie consiste à aider la collectivité locale ou les châtelains dans la recherche des sommes nécessaires pour le financement des réparations.